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Comment prendre une bonne décision

Le 27 août 2009
Par Pierre-Luc Vézina
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La gestion : un art ou une science? Qui saurait dire? Ce qui est certain, c’est qu’un bon gestionnaire doit prendre ses décisions à partir de multiples sources. Le gestionnaire doit constamment faire un compromis entre la quantité et la qualité de l’information et la rapidité de prise de décision. Il doit à la fois tenir compte d’éléments tangibles (statistiques, rapports, études de marchés, etc.) tout en se fiant à des éléments intangibles (tendances de marché, valeurs personnelles de l’individu, état émotionnel, intuition, etc.) dans un laps de temps généralement assez court.

Alors, comment prendre une bonne décision? Selon la méthodologie Six Sigma, voici les éléments qui devraient être pris en considération dans votre processus de prise de décisions.

1. Définir
Appliquez la méthode P.O.Q.Q.Q.C.C. Pourquoi - Où - Qui - Quoi - Quand - Comment - Combien? Pourquoi dites-vous que vous avez un problème? Où le problème se produit-il? Qui en est affecté? Quelle est la nature du problème (pièces défectueuses, taux de retour élevé, etc.) Quand se produit-il? À quelle fréquence? Comment savons-nous que c’est un problème? Quelle en est la preuve ? Combien nous coûte ce problème? La phase « Définir » permet de travailler sur le vrai problème au lieu de mettre l’effort sur ses symptômes.

2. Mesurer
On ne peut améliorer que ce que l’on mesure. Identifiez les éléments qui peuvent être à l’origine du problème et compilez toute la documentation pertinente existante. À partir des causes probables, déterminez les caractéristiques critiques à vérifier (dimensions, spécifications, directives, etc.). Mesurez les caractéristiques critiques et consignez vos mesures sous forme de tableau, de graphique ou de diagramme. Ces mesures vous permettront de constater l’ampleur de votre problème.

3. Analyser
Quelles sont les conclusions de la phase « mesurer »? Les défaillances et / ou causes de non-conformité ont-elles été identifiées? Sélectionnez les causes sur lesquelles l’amélioration devrait porter pour corriger le problème. Analyser les options qui s’offrent à vous. Identifiez, pour chacune d’elles, les forces, les faiblesses, les avantages et bénéfices.

4. Améliorer
Spécifiez le type de correctifs, le détail des correctifs, l’échéance d’implantation, les ressources impliquées et décrivez les résultats escomptés et leurs effets sur le problème. Il ne faut pas sous-estimer ici la gestion du changement, c’est-à-dire l’impact de votre prise de décision sur les membres de votre organisation et leur adhésion à son application.

5. Contrôler
Finalement, validez que les correctifs demeurent efficaces dans le temps. Indiquez les moyens en place ou à implanter pour éviter que le problème ne se reproduise.

Pour terminer, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises décisions d’affaires. Chaque geste posé, qu’il soit bon ou mauvais, apporte un changement qui fait évoluer votre entreprise. C’est cette évolution qui vous permet d’avancer et de gagner de l’expérience en tant que gestionnaire.

Enfin, dotez-vous de bons conseillers compétents et en qui vous avez confiance qui arriveront à suivre votre vision de développement et vous soutenir pour traduire vos stratégies en gestes concrets. Vous ne pouvez pas tout savoir et souvent, l’expertise de conseillers compétents, même s’ils vous obligent à débourser un certain montant, vous permet d’économiser des sommes importantes ou de prendre des décisions stratégiques ayant un impact majeur sur le développement de votre société.

Pierre-Luc Vézina est conseiller en fiscalité chez Mallette, www.mallette.ca

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